Le Grand Orgue de la cathédrale St Etienne

Depuis 1963, la cathédrale de Limoges possède l'un des or­gues Gonzalez dont l'esthétique reste unique et exceptionnelle. En fait, il faudra attendre la restauration de 1986 pour voir l'imposant instrument doté de sa composi­tion définitive de 50 jeux.

 

L'orgue Danion-Gonzalez

 

En juillet 1958, l’administration décide de mettre en concurrence les maisons, ROETHINGER, GONZALEZ, JACQUOT-LAVERGNE et HAERPFER.

L'administration retient alors le projet de Gonzalez. Le grand orgue est alors réalisé avec 30 jeux. Il faudra attendre la restauration de 1986 pour voir l'instrument enfin doté de sa composition définitive de 50 jeux. Il fut inauguré par l'organiste Noëllie PIERRONT en présence de toutes les autorités civiles et religieuses du département et bien entendu d'une foule considérable, le 13 décembre 1963, et Mgr RASTOUIL, après 25 années de procédures administratives, peut enfin procéder à la bénédiction des Grandes-Orgues de la cathédrale de Limoges.

En 1986 un relevage bien indispensable est enfin effectué sur cet instrument qui est devenu pratiquement injouable. Il est décidé de doter l'instrument d'un véritable clavier de Récit expressif, et les vœux de la commission de 1963 sont enfin réalisés. Il aura fallu attendre une nouvelle fois 23 années... pour que le grand orgue de la cathédrale de Limoges soit enfin achevé.

 

Buffet et plate-forme

 

C'est l'architecte en chef CREUZOT, qui après-guerre avait fait interrompre les travaux d'installation de l'orgue offert par Mgr RASTOUIL, qui est chargé d'établir un projet de buffet ne faisant pas corps avec le jubé. L'idée de J. CREUZOT était de construire une double plate-forme en béton armé soutenue par de puissantes consoles-corbeaux et d'y déposer, comme un nid d'oiseau, un orgue élancé avec un grand corps épousant au sommet la courbe de la grande rosace occidentale, et positif de dos.

 

 

Orgue Danion-Gonzalez (1963)


3 claviers de 61 notes et pédalier de 32 notes. Traction électrique des notes et des jeux. 50 jeux.


Composition :

 

Grand-Orgue:

Montre 16'
Montre 8'
Flûte à fuseau 8'
Bourdon 8'
Diapason 8'
Prestant 4'
Flûte 4'
Doublette 2'
Plein-jeu II rgs
Plein-jeu IV rgs
Cymbale IV rgs
Cornet V rgs
Bombarde 16'
Trompette 8'
Clairon 4'

Positif:

Principal 8'
Bourdon 8'
Salicional 8'
Prestant 4'
Quinte 2' 2/3
Doublette 2'
Quarte 2'
Tierce 1' 3/5
Larigot 1' 1/3
Plein-jeu III rgs
Cymbale II rgs
Trompette 8'
Cromorne 8'
Clairon 4'

Récit expressif:

Flûte harm. 8'
Gambe 8'
Voix céleste 8'
Flûte harm. 4'
Octavin 2'
Cornet V rgs
Trompette 8'
Basson-hautbois 8'



Pédale:

Soubasse 32'
Principal 16'
Soubasse 16'
Principal 8'
Basse 8'
Principal 4'
Basse 4'
Plein-jeu V rgs
Bombarde 16'
Trompette 8'
Clairon 4'

 

Tous accouplements en 16', 8', 4'. Tirasses: G.O., Pos. et Rec. en 8' et 4'. Combinateur électronique: 480 combinaisons. Tutti général, Plein-jeux.

 

 

L’orgue de Chœur de la cathédrale Saint Etienne


Historique de l'orgue de chœur DUCROQUET-MERKLIN

 

En 1850, le devis proposé par la maison DUCROQUET est approuvé par M. le ministre des Cultes, avec quelques aménagements au niveau de la composition. Pour le buffet, le facteur propose une simple façade provisoire sans sculpture, devant être remplacée définitivement lorsque la boiserie du chœur sera achevée. Toutefois les côtés et le derrière seront établis en panneaux ferrés de manière à pouvoir servir avec le seul changement de façade. En octobre 1890, un devis de relevage de la maison MERKLIN est proposé par l'Evêque de Limoges au Ministre des Cultes, avec la construction d'un buffet. Le devis est approuvé et les travaux sont réalisés. L'instrument DUCROQUET est mis au goût du jour sur le plan harmonique. Ce travail est couronné par l'installation du buffet actuel.

Il comprend 16 jeux répartis sur deux claviers et un pédalier.

Orgue Ducroquet (1850) - Merklin (1891) - Robert Boisseau (1925 et 1940) 

Partie instrumentale de Ducroquet en 1850, buffet et modifications par Merklin en 1891, interventions Robert Boisseau en 1925 et 1940 (adjonction pneumatique des basses du récit).


Classement: Classé Monument Historique le 20 août 1991.


Particularités: Orgue cité par Cellier et Bachelin (in l'Orgue - 1937) pour sa qualité sonore. Ce fut, jusqu'en 1963, le seul orgue de la cathédrale.


2 claviers de 54 notes et pédalier de 30 notes. Transmissions mécaniques pour les notes et pneumatiques pour les jeux.


Composition :

Grand-Orgue:

Bourdon 16'
Montre 8'
Bourdon 8'
Salicional 8'
Prestant 4'
Plein-jeu III rgs
Trompette 8'
Clairon 4'

Récit expressif:

Flûte harmonique 8'
Gambe 8'
Voix céleste 8'
Flûte octaviante 4'
Basson-hautbois 8'

Pédale:

Soubasse 16' (emprunt GO)
Flûte 8' (emprunt GO)
Basse 8' (emprunt GO)

 

 

Accouplement: Réc./G.O. Tirasse: G.O. Appel d'anches G.O. Trémolo récit. Crescendo.

 

François DUPOUX, organiste titulaire

 

Il commence sa formation musicale par l’étude du piano au conservatoire de Limoges puis à St Cloud dans la classe d'Agnelle BUNDERVOET où il obtient un prix de l'union des conservatoires de l'Ile de France. Parallèlement à des études de musicologie à la Sorbonne, il étudie l'harmonie avec Yvonne DESPORTES l'accompagnement et le déchiffrage avec Jeanne LORIOD et Odette GARTENLAUB. Fasciné par l'orgue dès son jeune âge, il bénéficie à Limoges des conseils de l'abbé Camille BERCUT, organiste de St Michel des Lions. A cette époque, encore selon la tradition du début du XXème siècle, il commence l'étude de cet instrument par celle de l'harmonium. De cette période lui restera le goût de cet instrument décrié et obsolète mais surtout l'intuition particulière indispensable pour donner un sens à la musique écrite pour lui. Ayant perfectionné sa technique auprès de Marie-Madeleine DURUFLE, de Sarah SOULARUE son élève, puis de Suzanne CHAISEMARTIN, il devient titulaire du grand orgue de la Cathédrale de Limoges en 1981. Il mène également une carrière de concertiste avec l’association « l’harmonium français » dont il est vice-président.

Concert d'orgue de Sarah Soularue

Concert de Jean-François Escourrou

Concerto pour orgue en sol de G.F. Haendel, premier mouvement
Concert du 17 août 2008 à la cathédrale de Limoges
Jean-François Escourrou (orgue) - Christine Latore (soprano)